Carnet De Bord d'Un Steward Devenu Hôtesse de l'Air

Il était une fois, Bruno, Steward, devenu Andréa, Hôtesse de l'Air. Elle vous raconte ici son parcours tragi-comique et vous donne l'opportunité de faire sa connaissance ou mieux encore, de la comprendre. Par l'auteur. Autobiographie parue en 2001.

05 février 2010

"Carnet de Bord".

Book_cover_m

Je reste disponible pour répondre à toutes vos questions à l'adresse courriel suivante :

 

andrea.colliaux1@free.fr

 

 

ATENTION : tous messages déplacés ou faisant allusion à mon employeur resteront sans réponse.

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L'Envie d'Aimer.

witches1L'envie fût grande ces derniers mois d'écrire quelques lignes sur mon blog, mais, paradoxalement, je n'en ai pas trouvé le courage. L'hiver se fait rude ici sur la D934 et, au contraire de Paris, tout prend des dimensions exceptionnelles lorsque nous sommes sous 15cm de poudreuse. Certes, c'est joli le clocher de mon village sous la neige et la fumée qui s'échappe des cheminées des maisons alentours, mais cette candeur du paysage ne dure qu'un temps ! Quant à prévoir quoi que ce soit d'ordre personnel ou professionnel (je ne vous ferai pas un tableau de l'aéropo rt de Roissy sous la neige, les avions qui ne décollent pas -quand ils ne sont pas annulés !-) il n'en est même pas question. Début d'année 2010 quelque peu mouvementée donc, sans compter les petites tracasseries du quotidien, les choses qui fâchent, ceux à qui vous avez envoyé vos voeux et qui ne vous répondent pas (...). Oh attention, il n'y a pas que des défections, il y a aussi beaucoup de projets : deux livres à l'écriture et comme je vous en ai déjà informé il me semble, une perspective d'adaptation du "Carnet de Bord" par un réalisateur qui a pris contact avec moi début 2009. Les choses sont longues à se mettre en place, mais je ne désespère pas. Mon prochain livre promet de grandes surprises, beaucoup de rires et de gaité dans un projet que nous montons à deux, mon mari et moi-même. Ce projet commun nous rapproche énormément alors que nous sommes toujours dans la tourmente du procès initié par son ex-épouse, Madame B. pour ne pas la citer (in. "Sursis"). 18 mois se sont maintenant écoulés depuis que l'huissier est venu frapper à notre porte pour nous déposer un ramassis de ce que l'on peut qualifier de "dégueuli diffamatoire" accompagné de lettres d'amies TRES bien attentionnées et prêtes à tout pour venir en aide à la pauvre Madame B., acculée de voire son ex-mari remarié et avec UNE TRANSSEXUELLE de surcroît !... et ses enfants -mes beaux-fils donc- dont sa pire crainte seraient qu'ils deviennent homosexuels, détraqués ou pire encore, comme leur belle-mère, TRANSSEXUELLE !!!! Bref. Je n'y reviendrai pas, mais on nage en plein délire. Je reviendrai en détail sur toute cette affaire lorsque le procès sera clos et que Madame le juge aura donné son verdict.

Pour l'heure, la question qui se pose est la suivante : "dire ou ne pas dire que belle-maman est en fait un homme qui est devenu une femme" ? Gros dilemme. L'affaire devrait se faire courant février en présence de la mère biologique, Madame B. donc, du père, d'une psychologue et de moi-même. La question reste la manière dont on va apprendre à ces enfants de 8 et 11 ans que leur "belle-mère rigolotte" n'a pas toujours été une femme... J'ai pourtant la réponse, mais il semble qu'elle ne fasse pas l'unanimité car, dans la famille, "pas de mensonges" même s'il s'agit "d'arranger" un peu la réalité ou tout du moins de la rendre plus douce. Pour ma part je vois les choses comme suit : Andréa est née, elle avait un problème avec son sexe de naissance, on l'a opérée pour qu'elle devienne ce qu'elle devait être : une femme. Point. Les petits ont déjà été exposés à la chose durant les fêtes lorsque leur maman a eu la bonne idée de les mettre devant la télé, un soir, tard, devant un documentaire sur les "shemale"... Sans commentaires. Salve de questions le week-end suivant de la part des enfants, interdiction d'aller sur le net à la recherche de "shemale" qui, vous en conviendrez, est un peu réducteur si l'on veut entamer le "douloureux problème de la transsexualité". Je vous avouerai que c'est usant, sincèrement. MAIS, je ne lui donnerai pas raison et je camperai sur mes positions. J'attends avec délectation le rendu du jugement et je crois savoir que................................ suspens !

J'ai souvent été humiliée, mais pour la bonne cause ! Je veux dire, durant mon changement d'identité au TGI de Paris lorsque j'ai entendu des "Monsieur" en veux-tu en voilà, sans que jamais personne ne se retourne vers moi qui m'étais mise sur mon 31. Vous ai-je dit que j'avais brûlé tous les vêtements que je portais ce jour là ? La veuve Couderc, voilà comment mon meilleur ami m'avait surnommée. Et puis dans mon entreprise aussi, lorsque l'on m'avait affublée de ce badge professionnel "Bruno COLLIAUX dit Andréa". Je le garde, c'est mon étoile rose, je ne pourrais jamais pardonner à celui qui m'en avait affublée (et il le sait d'ailleurs). Malgré tout cela, je reste fière et c'est debout et droit dans les yeux que je m'adresse à toutes ces personnes qui me méprisent. Je le leur rends bien d'ailleurs. MAIS, là, je dois dire que Madame B. a fait fort car elle essaie de m'enlever ce que j'ai mis des années (35 pour les avoir bien comptées) à construire : une vie de femme tout simplement. De quel droit ? Et qu'arriverait-il si finallement Madame le Juge lui donnait raison. Saviez-vous qu'il m'était formellement INTERDIT de rester seule avec mes beaux-fils ? Je ne peux les cotoyer qu'en présence de leur père. Et après, si elle obtient gain de cause et qu'il faille que je quitte le domicile conjugal chaque fois que les enfants rendront visite à leur père, je fais quoi ? Cette vie en "point de suspension" comme je l'appelle n'a rien de confortable, croyez-moi. D'ailleurs, depuis notre dernier déménagement, il y a des cartons qui n'ont même pas été ouverts, au cas où !

Alors en cette nouvelle année 2010, j'aimerais vous parler d'AMOUR. Et ce message est universel, il ne s'adresse pas seulement à Madame B. qui semble avoir totalement oublié le sens de ce mot, ni même à ma belle-mère (elle comprendra pourquoi) ni même à la secrétaire de Mairie qui continue de prier dans son jardin et à cracher son venin dès qu'elle en a l'occasion. Non, ce message est universel. Je sais que vous êtes TRES nombreux à me lire, et géographiquement parlant même dans un certain pays où je ne suis pas la bienvenue -et où je n' ai pas droit de séjour sous peine de mort- alors j'aimerais vous dire à toutes et tous d'ouvrir les yeux, regardez autour de vous. Cette semaine j'ai appris que ma voisine bénéficiait des Restos du Coeur, qu'elle devait vendre sa maison parce qu'en fin de droit et sans travail, elle n'avait plus rien. Je la vois rarement, mais, à aucun moment, elle ne s'est plainte ; Haïti, oh oui, c'est loin, et ça fait déjà trois semaines ; la violence dans les écoles ; la montée de l'Islam, le débat sur le port du voile, le droit des femmes ; le cancer, c'est rentré dans les moeurs, tout comme le sida d'ailleurs ; les gens qui vivent dans la rue alors qu'ils ont un emploi ; le patron de Suez et sa retraite comme jamais personne en France n'en aura une : et je pourrais encore vous en énumérer des malheurs sur cette terre. Parfois il n'y a pas besoin d'aller loin pour se rendre compte que la misère est à deux portes de chez vous. Beaucoup de mes proches me disent ne plus vouloir sortir de chez eux, préférer la douceur de leur intérieur, les carresses de leurs animaux de compagnie à la compagnie des hommes. Je les comprends. Pour avoir travaillé durant les fêtes de fin d'année, j'aurais une multitude de comportements choquants à vous rapporter, c'est pas joli-joli ce que j'ai vu et entendu à bord de mes aéronefs (je suis tenue par le secret professionnel, ne l'oubliez pas).

C'est un message d'Amour et de Paix que j'avais envie de faire passer aujourd'hui. Pour Madame B. qui doit être bien mal dans sa peau et souffrir à un point que l'on ne peut imaginer. Alors Madame B., si je peux vous donner un conseil car, finallement, vous m'inspirez énormément de compassion, LACHEZ PRISE ! Donnez-vous l'opportunité de refaire votre vie, d'être aimée, gâtée comme je le suis par un homme qui saura vous redonner le sourire et le goût de vivre. Un homme qui prendra non seulement soin de vous, mais aussi de vos enfants. Un homme qui vous amènera dans le tourbillon d'une nouvelle vie faite de joie, de rires et vous fera oublier l'horreur de ce que vous avez initié en nous traitant, votre ex-mari et moi-même comme des impies qu'il faut juger et peut-être même brûler sur le bûcher... de vos vanités ? Et j'ajouterai pour Franck, Walter, Christophe, et d'autres personnes qui m'ont tourné le dos au moment où j'avais le plus besoin d'eux : je ne vous en veux pas. Ni même à vous Madame B.

Amen.

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30 décembre 2009

Destins Croisés.

Susan_BoyleAlors que le journal télévisé d'hier au soir nous donnait un florilège de ce qui avait changé depuis le passage à l'an 2000, entre le téléphone portable interactif, internet haut-débit entre autre, j'ai été stupéfaite par l'intérêt porté aux émissions dites de "télé-réalité" car, au même titre que les deux inventions précédemment citées, oui, la télé dite "télé-réalité" semble être ce qui a marqué le plus cette dernière décénnie. Alors là, permettez-moi de crier au scandale car, en ce qui me concerne, l'avancée qu'elle soit technologique ou télévisuelle, va bien au delà. Moi, ce qui m'a le plus marqué est le manque d'humanité dans lequel nous évoluons. Il y a toujours autant de gens -et de plus en plus jeunes- qui sont à la rue. Et puis il y a les "nouveaux pauvres", ces personnes qui ont un travail mais qui malgré tout vivent dans la rue faute de pouvoir payer un loyer. Je suis bien plus touchée par le destin de ces personnes que par le dernier I-Phone ou la pétasse qui a gagnée le dernier concours de "la plus grande bécasse", que l'on entendra sur un CD de reprises de chansons qu'elle n'a même pas entendues lorsqu'elle était enfant et qui pense que Piaf est un oiseau et non l'une de nos plus grande chanteuse. Et je passe Barbara pour la lingerie ou Brel pour le connard de service (ex. "ce type est une brel"). Bref. En ce qui me concerne, je retiendrai les choses suivantes : l'élection d'Obama, EVIDEMMENT, la possibilité pour les personnes séropositives de se rendre aux Etats-Unis, la dépsychiatrisation de la transsexualité par Roselyne (Bachelot), l'avènement de la Droite dans la plupart des pays Européens, la montée de l'intégrisme et cette haine latente, palpable, ces femmes "fantômes" que nous croisons de plus en plus et les guerres qui n'en finissent plus d'éclater, Afghanistan, Iran,  Afrique Noire. A t'on relevé  les massacres d'ethnies minoritaires ? De cela il aurait fallu parler.
Je suis chaque jour de plus en plus confrontée à la bêtise humaine. Le mot "humanité" finira bientôt par tomber dans les oubliettes. Cela ne vous est-il jamais arrivé de vous demander si c'était le monde qui était dérangé ou bien vous ? Je me retrouve parfois confrontée à des situations auxquelles je ne suis pas préparée et je reste impuissante ne sachant que faire. Ceux qui me connaissent savent ma répartie et la facilité avec laquelle je rebondis. Et pourtant, ces temps derniers, j'avoue avoir été "surprise" par des situations auxquelles je ne croyais pas comme la délation par exemple (in. "Délation"). J'avoue avoir été bouleversée d'une part mais aussi très perturbée par cette nouvelle pratique que je croyais disparue depuis la dernière guerre.
Je citerai au même titre le manque de civilité de nos concitoyens et cette facilité qui consiste à jeter les gens comme des Kleenex. Un jour je t'aime et le lendemain c'est à coup de poignard que je te traite. L'année 2009 aura de mon côté l'année la plus difficile qu'il m'aie été donnée de vivre depuis le nouveau millénaire. Gravement malade d'une part entre septembre 2008 et le début de l'année 2009 suite à une mauvaise chute dans l'avion sur un vol entre Milan et Paris ; mon échec professionnel ; l'intervention chirurgicale de mon mari en cette fin d'année et, surtout, le procès initié par Mme B. (ex-femme de mon époux). J'ai été convoquée cet été, quelques semaines après notre mariage, par un médecin psychiatre qui devait procéder à une expertise psychiatrique dans le cadre de cette affaire. Je suis dans l'impossibilité de vous en toucher quelques mots puisque l'"affaire" est toujours en cours mais je ne manquerai pas de vous faire part de l'horreur que nous avons vécu au cours de ces derniers 18 mois. Ah justice française, comme je te hais ! De m'avoir traitée comme une moins que rien lors de mon changement d'identité et aujourd'hui dans le cadre de cette affaire.
Le plus beau moment de cette année aura, sans aucun doute, été celui de mon mariage avec Fabien. Je n'en dirai pas plus car il y a des choses que l'on doit garder pour soi, cela s'appelle avoir un jardin secret...
Et puis il y a eu "Britain's got talent" (version originale de l'émission "Les français ont du talent"... lequel ?) et l'avènement de Susan Boyle. Pourquoi un tel engouement pour cette femme quelconque, venue de nulle part, habillée comme un épouvantail et qui, du son de sa voix a bouleversé le cours de sa -triste- vie  et l'a mise sur le devant de la scène. J'ai trouvé cela MAGNIFIQUE car, toute une vie de souffrance à s'occuper de sa mère à qui elle dédie tout de même son album en ajoutant ces quelques mot "I would like to dedicate this album to my beloved mother, to whom I made a promise to "be someone" (traduction : "je dédie cet album à ma mère à qui j'avais fait la promesse de devenir quelqu'un"). Il est évident que cette pauvre vieille fille moustachue ne pouvait terminer première lors de la finale (ça aurait fait désordre !), mais qui aujourd'hui a vendu 3 millions d'albums et est classée numéro 2 dans les bacs ?

Je me suis offerte ce CD pour Noël. Pour deux raisons : la première, pour le talent de cette femme, et la seconde,  pour le geste. Pour que l'argent qui lui reviendra puisse lui donner l'opportunité d'une nouvelle vie car il faut bien l'avouer, cette femme a été privée de vie ; mais aussi parce que "I dreamed a Dream", le titre phare de cet album me parle. Non, je n'ai pas peur d'écrire que Susan Boyle et moi-même avons vécu un même destin, que nous avons rêvé une vie, que celle-ci a tardé à venir, certes, mais qu'elle valait la peine d'être vécue. Je cite : "J'ai rêvé que ma vie serait si différente que l'enfer qu'elle me fait vivre aujourd'hui". Le vilain épouvantail s'est changé en écossaise -un peu trop- relookée qui fait l'unanimité, tout comme le vilain petit canard que j'étais est devenu la femme quarantenaire épanouie que je suis aujourd'hui (malgré le fait que je ne fasse pas tout à fait l'unanimité !).

2010 sera pour moi une année riche en évènements et décisive pour la suite de ma vie. Je dois terminer mon troisième livre avec l'espoir qu'il sortira dans les meilleures librairies à l'automne prochain (un polar sulfureux !) ; tordre le coup à ceux qui se mettent en travers de mon chemin (ils/elles se reconnaîtront) et travailler pour qu'un autre projet qui me tient à coeur voit le jour : le fruit d'une collaboration avec un certain metteur-en-scène qui m'a contactée et qui souhaite coucher sur la toile mon aventure "tragi-comique" telle que l'a décrite ma directrice littéraire. Je dois aussi apprendre à pardonner, à Mme B. et ce quel que soit le verdict du jugement ; à Mme K. et Mme F. deux de mes collègues qui m'ont traînées dans la boue et jeté le trouble sur ma crédibilité au sein de mon entreprise (elle m'inspirent plus un sentiment de compassion qu'autre chose je dois bien l'avouer) ; Mme L. en qui j'ai vu une amie et qui s'est avérée être un véritable cauchemar ! et puis tous les autres qui chaque jour, inlassablement, me font remarquer que je ne serai JAMAIS une femme au sens propre du terme.

MAIS, en 2010, il y aura toujours mes amis/es, les vrais/es, Cathy, Laurent, Jlo, Eran, Jean-Louis, Carlo, Camille, Fabien et par dessus tout, les yeux de mon mari qui se posent sur moi et me disent : "Amour de ma vie, notre Amour est plus fort que tout et rien ne pourra nous arriver tant que nous sommes ensemble" ; les bisous de mes deux beaux-fils et les carresses de mes cinq chats et de mon toutou. Adieu donc 2009 et tout ce qui va avec ! Vive 2010.

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12 décembre 2009

J'voudrais pas mourir comm' ma mère.

parents_de_louC'est le timbre de voix de la chanteuse Diam's qui me vient à l'esprit lorsque je pense à ces mots :

J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Un jour de printemps, celui de ses trente ans.
j'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Sur une route, un enfer, qui l'amenait vers la mer.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Dans un fossé, lacérée à cause d'un connard aviné.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Mon enfant à l'arrière, coincé par une barrière de fer.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Le coeur solitaire, peut-être, après une dispute avec mon père.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Et laisser derrière moi un p'tit bout plein de misère.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Sachant que dans mon dos, il va s'en dire des ragots.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Sans pouvoir dire à mon fils  qu' ma vie aura été un sacrifice.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Elle qui s'était faite si belle en ce jour de printemps.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Que mon fils me survive alors qu'il apprend à peine à vivre.
J'voudrais par mourir comm' ma mère,
En laissant derrière moi des non-dit et des n'importe quoi.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Qu'on dise à mon fils que j'étais une putain et qu'il en prend le chemin.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Un autre jour que mes 30 ans pendant qu'il en est encore temps.
J'voudrais pas mourir comm' ma mère,
Sans avoir dit ma vérité à tous ceux qui l'ont niée.
Non, j'voudrais pas mourir comm' ma mère.

A ma maman.

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01 octobre 2009

V.I.P.

1C'est drôle comme parfois certaines périodes sont propices à un regard vers notre passé. C'est ce qui se passe actuellement. Les années se sont égrainées à une vitesse folle et à l'aube de mes 44 ans, je me retourne, sereine vers un passé qui ne l'a pas toujours été. Ma vie n'a ressemblé en rien à mes copines virtuelles de "Sex & The City" mais je me dis cependant que j'ai eu beaucoup de chance, qui ma vie a été un enrichissement perpétuel et que, si c'était à refaire, je le referai volontiers ! Malgré tous les coups bas, les vilainies et autres trahisons qui perdurent. Je persiste à croire que la femme de 40 ans est à son apogée, épanouie, belle, sexy, plus femme que jamais et qu'elle n'a surtout plus rien à prouver sinon qu'elle se tient bien droite sur ses stilletos, inébranlable face à la rumeur, à la jalousie, et puis à toutes ces petites choses qui parfois nous pourrissent la vie ! (merci Isabelle F., elle se reconnaîtra).
En ce qui me concerne, il y aura eu l'avant 2001 et l'après 2001 (comme il y a eu Av.JC et Ap.JC -petite explication pour ma sémillante voisine, qui lit mon blog et prie JC dans son jardin parce que sa voisine est "une créature de Satan" !). Oublions "l'avant" voulez-vous et revenons sur "l'après" 12 avril 2001. On passe les neufs premiers mois (paradoxalement le temps d'une grossesse) pour que la chenille se transforme en papillon. Je réitère, "on ne naît pas femme, on le devient" disait Simone de Beauvoir (première phrase du narrateur dans le documentaire qui m'a été consacré, "La vie comme un roman, Andréa née à 35 ans). Il m'a fallu toutes ces années pour grandir, apprendre, me positionner, analyser, juger le bien et voire ce qui ne l'était pas pour moi. Même si la vie en soi n'est pas quelque chose d'évident, et qui plus est pour une personne qui a suivi un parcours comme le mien, je souris au regard de ces neuf dernières années. j'ai failli perdre la vie en 1973, parfois je me demande combien de temps encore il me reste à apprécier cette vie, ces moments pris ici et là, de petits et de grands bonheurs.
Finallement, cette médiatisation n'aura pas été vaine. Certes, il a fallu gérer des situations conflictuelles dues à cette présence "médiatique" (télé, magazines, internet etc...) et certaines personnes me le font encore payer. MAIS, combien d'adaptations cinématographiques ou théatrâles avortées : des projets plus fous les uns que les autres. "Une autre femme", téléfilm de Jérôme Foulon pour lequel j'ai été sollicitée. J'ai apporté ma petite contribution (casting, véracité des évènements, logique de l'histoire). Petit rappel : SYNOPSIS : Léa a tout quitté sans explication il y a dix ans, quand elle était homme et médecin. Elle habite Genève et est envoyée en mission à Paris. C'est l'occasion de retourner sur les lieux de sa vie d'antan, avant qu'elle ne change d'identité sexuelle. Elle entre alors en contact avec sa fille, jeune pianiste. Personne ne la reconnaît jusqu'à ce que, fatiguée de vivre dans le mensonge, elle dévoile la vérité, provocant stupeur et rejet). Je n'en ai jamais été remerciée et le rôle titre était tenu par ... une femme biologique. J'en ai reçu des scénariis ! Paradoxalement à cette période, ma vie n'aura jamais été autant remplie : projets, voyages, changements, vie affective mouvementée (j'ai failli porter le titre de "Comtesse" !). Tiens, parlons-en de tous ces hommes qui m'avaient méprisé (oui, "é", le féminin est venu plus tard). J'étais assaillie de propositions à dîner, d'invitations aux derniers spectacles, expositions, et ma vie parisienne était digne d'un roman que je pourrais finallement écrire. Les plus hautes instances se sont aussi intéressées à moi... évidemment, je ne peux pas vous faire part du nom de ces messieurs qui dirigent notre pays et qui m'ont fait une cour assidue, mais quelle belle revanche sur la vie quand auparavant personne ne voulait de vous et de paria vous devenez "la" femme avec laquelle il faut être vu, accompagné. "La" femme du moment, celle dont on parle, celle que l'on préssent comme "la nouvelle égérie de...". Du strass, du glamour certes, mais après, que de déceptions ! Cela m'a apporté un carnet d'adresse bien rempli et des personnes suffisamment bien placées dans mon entourage pour pouvoir parer au pire, "au cas où". J'ai évolué dans les hautes sphères et j'aurais pu en tirer parti. Ma vie professionnelle ne serait probablement pas ce qu'elle est aujourd'hui mais je n'ai pas souhaité en tirer profit. Mais je me suis donnée une ligne de conduite et je m'y tiens. Je n'ai rien à devoir à personne, ce que j'ai m'appartient et on ne me l'enlèvera pas.

L'époque où Gérard Louvin (GLEM) m'avait proposé l'animation d'un prime time "Impossible n'est pas français" (lire "Pourquoi pas"), correspondait à celle où il était question de trouver un/e remplaçant/e à Jean-Pierre Foucault. Et me voici toute désignée. Je ne reviendrai pas sur les détails de cette triste -mais cependant enrichissante- expérience. J'étais donc toute désignée pour être LA nouvelle présentatrice de ce talk-show. On jouerait évidemment à fond sur ma transsexualité, l'animatrice qui avant était un homme.Frissons et audimat garantis ! Ils n'avaient rien inventé puisque déjà en Italie mon amie Eva Robbins défrayait la chronique. Le restaurant "L'Etoile" venait d'ouvrir place de l'Etoile et Toni Gomez (vieille connaissance de mes années Banana Café) nous prêterait l'endroit où serait tournée l'émission. J'étais très vite en possession d'une carte V.I.P. et la simple évocation de mon nom devait créér auprès du personnel de l'endroit toute la déférence, la dévotion, la sollicitude dont il semblait que je sois soudain sujette... L'émission changea de nom, au profit d' "Andréa C. Show" (vous avez compris le jeu de mot !). Un voyage à N.Y. serait organisé, car "Carnet de Bord" serait traduit en anglais, etc, etc... Au début, j'ai joué le jeu et je suis tombée dans le piège de la célébrité "à 2 balles". J'ai bien vite remis les pieds sur terre. Ce monde n'était pas pour moi. Je vivais dans la réalité de notre monde, ce qui ne semblait pas être leur cas. Je suis dernièrement allée prendre un verre à "L'Etoile" et Toni ne m'a même pas reconnue, avec ou sans carte V.I.P. J'ai tout de même passé de très belles soirées, j'en conviens. Souvent, et pas plus tard qu'avant hier, les gens me reconnaissent dans la rue : "vous êtes la dame de la télé". Cela me fait sourire.

Les paillettes et le strass m'ont frôlée, mais ce n'était pas fait pour moi. J'avais un destin bien plus riche et un combat bien plus important à mener. Je crois que j'ai déjà fait beaucoup de chemin, mais la route me semble encore si longue, et le combat ne jamais finir. Hier au soir, tard, en rentrant d'un vol (particulièrement difficile et fatiguant), seule dans la nuit, bien au chaud dans ma petite SMART, j'ai pensé à toutes ces incertitudes que nous apporte la vie, chaque jour. Cependant, je vis avec une conviction, qui est devenue ma certitude : je n'étais pas faite ni pour être morte (1973) ni pour me taire...

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12 septembre 2009

Delation.

Délation, nom féminin
Sens Dénonciation pratiquée pour des motifs intéressés et méprisables. Synonyme dénonciation

34_3475Le mot "délation" est actuellement très à la mode ! C'est un retour dans le temps qui nous amène dans les années 40/45. A cette époque, on appelait les personnes qui faisaient acte de délation de "collabos". Je lisais dernièrement la chronique de Dorothée Werner dans le magazine Elle du 04 septembre dernier. Il y était justement question de délation.Dorothée Werner, dans sa chronique pose la question suivante : "peut-ête, dans le climat actuel, ces délateurs pensent-ils mériter une médaille"... "mais dans quelles circonstanes est-il légitime d'interférer dans la vie d'autrui ? Lorsqu'une personne se met en danger, qu'elle menace les autres, ou bien qu'elle trouble l'ordre public,... voilà ce que dit la Loi". Et de terminer son article par ces quelques mots : "Pourtant, chaque acte anonyme de délation cisaille le lien de fraternité minimal censé cimenter la République. La délation piétine même le socle de ce qui fait notre humanité".
Je vous parle aujourd'hui de délation parce que j'en ai fait les frais cette semaine. Je couvrais un vol qui partait fort tôt. J'étais à 6h15 au passage sûreté de mon entreprise afin de faire vérifier mes bagages, ce qui est la procédure normale. Nous faisons nous aussi, personnel de bord, l'objet d'une fouille et d'une vérification de notre identité. Mon bagage cabine passe donc sous le rayon X. Apparaissent, de différentes couleurs, les objets qu'il contient, dont mon sacro-saint thermos de café "home made" parce que celui de l'avion, je ne le digère pas ! Evidemment, au rayon X, le thermos ne ressemble plus trop à un thermos...
- "ne vous méprenez pas sur le contenu de mon bagage, il s'agit d'un thermos" me suis-je sentie obligée de préciser à l'employé qui passait en revue le contenu de mon bagage. Cela l'a fait sourire. Car, malgré le fait que je me sois levée à 4h00 du matin, partie de mon domicile à 5h00 pour être à l'aéroport à 6h00, ma bonne humeur et mon humour légendaire ne m'avaient pas fait faux bond.
Derrière moi, Madame IMD (Investie de la Mission Divine) reluque le contenu de mon bagage et soudain, le thermos se transforme en "godmichet". Pauvre Madame IMD, si elle ne sait pas faire la différence entre un sex-toy et un thermos, je ne peux que la plaindre... et lui donner l'adresse de mon gynécologue !

Et voilà qu'en pleine semaine, j'apprends qu'un rapport a été rédigé me concernant... Une page, qui relate le passage au filtre de sûreté, la petite phrase drôle et anodine à l'agent de sûreté et... tout est décrit dans des proportions qui dépassent le bon sens.

Elle termine son ramassis d'ignominie en demandant à ma hiérarchie des "éclaircissements sur la conduite de cette hôtesse" (moi en l'occurence). En effet, elle craint "pour l'image, le savoir-être de notre fonction auprès des intervenants extérieurs". Vous appeleriez ça comment vous, sinon de la délation ? D'autres petites remarques très "techniques" et propres à l'aéronautique viennent étayer son discours. Je ne rentrerai donc pas dans les détails, ce serait trop compliqué et sans importance aucune. Et je suis de plus tenue au "secret professionnel".

Elle m'adresse dans un même temps un message via intranet en ces termes :

"Sujet : incident entrevue du 3 sept. 2009"

"Madame, suite à notre entrevue du 3 sept. au matin, j'ai pris le temps d'écrire de façon factuelle la totalié des échanges et de votre attitude auprès des agents de sûreté. Mon rapport porte sur les 3 cassolettes qui étaient dans vos bagages, et des propos provocant (il y a un "s" a "provocant", parce que c'est au pluriel...) et déplacés que vous avez tenu (manque aussi un "s" a "tenu"). J'ai sohaité que vous puissiez avoir un entretien avec votr instructeur pour un échange sur votre conduite et ntre "savoir être" dans le cadre de notre profession. Je reste à votre disposition si vous le souhaitez. Mme IMD".

Je lui ai adressé un joli courrier en lui faisant part que même s'il y avait eû un "godmichet" dans mon bagage (déjà, rien que le terme -tellement vieillot- elle ne doit pas même savoir ce que c'est !) , cela relevait de ma vie privée et que notre pays protège encore la vie privée d'autrui des personnes mal-intentionnées qui souhaiteraient y porter atteinte. Dont acte. Je termine en l'informant que son courrier était calomnieux, jetait le discrédit sur mon professionnalisme, mon image au sein de l'entreprise et mon sérieux.

A suivre donc... Madame IMD ne lâchera pas le morceau, on connait ses desseins ou tout du moins, on s'en doute. Les années 40 ne sont pas si loin. Rappelons nous de toutes ces personnes dénoncées par des Français anonymes mais surtout zélés dans cette chasse à l'homme.

Alors, comment qualifier ces "bons" français dont Madame IMD fait partie ?

 

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06 septembre 2009

Grippe AH1N1.

250px_Grippe_v2Une pandémie de profit...

Quels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine dont on nous rabat les oreilles ?

1 million de personnes par an meurent dans le monde de la MALARIA, qui pourrait être prévenue avec un simple moustiquaire.
Les journaux n’en parlent pas!

2 millions d’enfants par an meurent dans le monde de la DIARRHÉE, alors que l’on pourrait l'éviter avec un banal sérum pour 0€25 la dose.
Les journaux n’en parlent pas!
10 millions de personnes par an meurent de la ROUGEOLE, PNEUMONIE, que l’on pourrait guérir avec de simples vaccins.
Les journaux n’en parlent pas!

Mais il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue...
Les journaux mondiaux nous on inondés d’informations à ce sujet... :

Une épidémie, la plus dangereuse de toutes... Une PANDEMIE !
On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles.
Et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelques 250 personnes en 10 ans... 25 morts par an.

La grippe "commune", tue un demi-million de personnes par an, dans le monde. Un demi-million contre 25 !
Alors, pourquoi un tel remue-ménage - un scandale- autour de la grippe Aviaire?
Parce que derrière les poulets il y avait un "Coq", un coq à grande crête.
L’entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques.
Bien que l’efficacité du Tamiflu soit douteuse, le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population.
Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et RELENZA, deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux, ont obtenue des millions de dollars de bénéfices.

Alors, en avant avec les oiseaux et maintenant avec les porcs...
Et oui! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà.
Et je me demande: Si derrière les poulets il y avait un "Coq"... N’y aurait t’il pas derrière les cochons un "Gros Porc"?
L’entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n’est autre que Donald Rumsfeld, secrétaire d’état à la défense de Georges Bush.

Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et RELENZA doivent se frotter les mains, ils doivent être heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu.

La véritable pandémie est celle de l’argent, les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé.
Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l’annonce les médias, si l’OMS se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique.
Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ?
Se passer momentanément des brevets des entreprises ROCHE et RELENZA et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tout les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres. Ne serait-ce pas la meilleure solution.
Ou bien est-ce une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !!!
Avez vous remarqué que malgré le très grand risque lié à la prolifération de cette maladie, aucune précaution n'est prise à l'égard des destinations à risques?
Aucun média ne se fait le relais de la prévention ni ne met sérieusement les gens en garde comme le voudrait le bon sens.
Demande-t-on aux gens d'éviter de se rendre aux états-unis? Non! A u Mexique ? Non !
Que fait-on concrètement pour enrayer le risque de s'engager dans une pandémie? Rien!
Pourquoi? On est inscrit dans un contexte de crise financière ayant entraîné une crise économique.
Une des plus grave que l'on aie connue.
Pour détourner l'attention du peuple et sa méfiance, relancer l'économie "florissante" et ultralibérale avec les mêmes personnes qu'avant, il faut une situation de crise visant les personnes dans leur intégrité physique.
On sait tous qu'en temps de crise, les gens se jettent sur les magasins pour faire des stocks de tout et de rien.
La preuve, certains font déjà des listes de survie pour pandémie.
On a vu ça avec les différentes guerres au 20ème siècle, les gens vont naturellement acheter plus et font des réserves.
Une guerre mondiale ne pouvant être déclarée (logique) rien de tel qu'une bonne pandémie!

Source : Google.

Posté par Lou_Andrea à 20:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 août 2009

La transidentité, de l’espace public à l’espace télévisuel.

karineNBPeu de personnes trans’ sont capables de se présenter à la télévision et en sortir totalement indemnes. Il en va de même des hommes politiques. Tous ne sont pas capables de soutenir un 20h ou se soumettre à la question à Mots Croisés181 ou France Europe Express182.
On connaît la difficulté de la prestation télévisée lorsqu’il s’agit de faire passer un message. Sans que cela ait un caractère péjoratif, seules les « narcissiques » et les « réflexifs sortent le lapin du chapeau. Les autres risquent de se brûler les ailes et l’on ne parle jamais des retours de bâtons des lendemains qui déchantent quand on se fait traiter de travelo dans le métro. Mais soyons optimistes et témoignons aussi des cas où les gens qui vous reconnaissent dans la rue vous saluent en vous témoignant leur soutien, leur admiration et parfois leur compréhension.
Andréa Colliaux, probablement l’une des personnalités Trans’ les plus médiatisées, explique quant à son degré de satisfaction vis-à-vis de ses prestations télévisuelles :
« …Parfois oui parfois non. Je pense à Dechavanne en particulier qui voulait absolument que le sujet ne tourne qu'autour du sexe, c'était ma première émission, mais j'étais sereine, détendue - je rentrais de Brighton, j'avais été opérée dix jours auparavant - le pire aura été une interview dans l’Express,
d'ailleurs j'ai adressé un courrier à la rédaction. J’étais "la transsexuelle homosexuelle"..... ils ne
pouvaient pas comprendre que le transgendérisme n'ait rien à voir avec l'homosexualité... Sinon,
beaucoup de respect et d'admiration de la part de mes interlocuteurs. Ma plus belle émission, Fogiel
(invités, Doc Gynéco et Djamel).... pas facile, mais je m'en suis bien tirée, d'ailleurs le lendemain nous
étions dans le zapping sur C+. Et Mireille Dumas aussi, quel beau reportage elle m'a offert ! »
Remarquons qu ‘Andréa Colliaux a connu dans une certaine mesure un processus de
starification louable et critiquable à la fois. Louable tout d’abord parce que la représentation d’une personne transsexuelle que l’on n’hésite pas à inviter parmi d’autres célébrités du show biz l’instituant personnage public qu’on ne reçoit pas entre deux portes à l’abri des regards parce que les autres invités seraient gênés d’apparaître dans la même émission et à ses côtés.
En revanche, si on se place dans le rude cadre militant, est-ce chez Dechavanne qu’on
discute des problématiques transsexuelles et transgenres, des questions liées à l’identité de genre ? Est-ce le lieu, entre spectacle et divertissement ? La complexe et parfois tragique question de la transsexualité s’y voit réduite à sa plus simple expression. Le tube cathodique choisit toujours le plus petit dénominateur commun pour toucher le plus grand nombre. Ces questions feraient transpirer le téléspectateur zappeur. Si on considère que toute communauté est composée de différents individus aux fonctions toutes aussi différentes, Andréa Colliaux est représentative d’une partie de cette communauté émergente, des personnes se sont reconnues en elle ou ont voulu s’identifier parce qu’elle rompait avec l’image médiatique du cabaret burlesque ou de la prostitution.

Source :
Analyse de la construction des cultures de genre à la télévision
La transidentité, de l’espace public à l’espace télévisuel
Sous la direction de Françoise BERNARD
Responsable du Centre de recherche sur les pratiques en communication
et médiation (CREPCOM)
Mémoire de Master 2 Recherche
18 juin 2007
Sciences de l’information et de la communication
Karine ESPINEIRA

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22 août 2009

4,3% ; 62.500 Euros ; rentabilité : tout est dit.

ordinateur_engendre_deux__NVS4811Que de mystères se chachent sous ces pourcentages, ce montant en Euros et le mot "rentabilité" ! Pourtant, il ne faut pas se leurrer, on vous en parle à tout bout de champs : c'est la crise ; elle a bon dos la crise...
Ce sont des chiffres qui fâchent, un mot qui use.
. 4,3% c'est l'augmentation des agressions "gratuites" entre 2008 et 2009. C'est quoi une agression gratuite ?
C'est la bêtise pour la bêtise. C'est votre voiture que vous retrouvez rayée au supermarché parce que le monsieur qui s'était garé à côté trouvait que vous le colliez trop ou... ou rien du tout finallement, juste "gratuit".
. 62.500 Euros, c'est le montant de la rémunération (hors primes) du président d'une grande entreprise française. Bon,  peut-être est-il assez efficace pour les mériter, et comme le dit une amie, tu enlèves grosso-modo 60.000 Euros, et tu as le même salaire !
. "rentabilité", on a plus que ce mot à la bouche. Il faut R E N T A B I L I S E R ! Mais si encore on parlait d'une machine, d'un outil industriel, d'un aspirateur... non, cela vaut aussi pour l'humain. Pour ma part, il semblerait que je ne le sois pas assez, rentable. Il est passé où le facteur humain ? La pénibilité du travail, les horaires décalés, la maîtrise de soi permanente face à une clientèle qui n'est pas toujours facile.
R E N T A B I L I S E R, point.

Développons maintenant si vous le voulez bien. Prenons les 4,3% d'agressions gratuite. Exemple : je faisais dernièrement un vol à destination du Maghreb. Quand on vous dit dans les médias que dans certains pays il ne faut pas naître femme ! Un passager voyageant en business m'impose le silence alors que je lui demande d'éteindre son téléphone portable : "comment osez vous m'interrompre". Seulement voilà, nous étions en bout de piste prêts à décoller et cela faisait la nième fois que je lui demandais -toujours avec le sourire et BEAUCOUP de diplomatie- d'éteindre son appareil. Rien n'y a fait, il aura fallu l'intervention de la chef de cabine, et les menaces du commandant de bord de faire demi-tour et retourner au parking pour que le môssieur daigne ranger son portable et mettre fin à ses appels importants, tout comme lui d'ailleurs, c'était quelqu'un "d'important"... et moi une femme et, dans son pays, une femme doit baisser les yeux et ne pas interrompre les messieurs et peut-être demander la permission avant de parler. Probablement, sûrement...

Bon, parlons du salaire faramineux de certains patrons. Oublions les 62.500 Euros... oups, ça a du mal à passer tout de même. Lorsque vous regardez les informations télévisées, que vous lisez les médias, que voyez-vous ? Des usines qui licencient, qui ferment, qui se délocalisent pour payer moins de charges sociales. Des employés prêts à tout pour garder leur emploi, voire même à déverser des déchêts toxiques dans la Seine (si, si, j'ai entendu cela hier) ; quand d'autres ne prennent pas leur patron en otage, c'est leur outil de travail qu'ils s'approprient afin d'éviter qu'il ne parte dans un pays de l'est. Oui, la crise est partout et pas seulement en France. Ce qui se passe ailleurs... moi, je vois et je vis dans ce pays et sincèrement actuellement, ce n'est pas la panacée. Je ne parlerai pas de politique, c'est un sujet qui fâche, je sais.
Mais tout de même, quand on entend que les banques reversent des dividendes à leurs traders sur de l'argent qui leur a été prêté par l'Etat, là, j'hallucine. Peut-être cela expliquerait-il les 4,3% ???? Bon, d'un autre côté, qu'est-ce que je ferais avec 62.500 Euros, hein ? Plein de choses, soyez-en certains ! Déjà, je ne tirerai pas la langue à la fin du mois parce que sous prétexte de "rentabilité" je me suis ruinée la santé, que je ne sens plus mes jambes et que j'ai du mal à savoir quel jour de la semaine nous sommes ! Je ne serais plus effrayée à l'idée de voire ma charge de travail augmenter alors que mon salaire stagne (tout juste indexé sur le coût de la vie) ; quant à ma carrière... Sincèrement, je me mettrai à 50%. Bon, il me resterai 31.250 Euros tous les deux mois, mais 15.625 Euros par mois, je saurais m'en tirer (sans tirer la langue !). Tiens, je pourrais même travailler à 50% de 50% !

Mais il y a ce sacro-saint "rentabilité". Là, j'ai du mal. J'ai pris conscience de la chose le jour où l'on a parlé de moi en terme de "rentabilité" et non pas en termes de connaissances, d'acquis professionnels, de parcous professionnel, de services rendus à l'entreprise. Bref, à ce que nous devrions entendre lorsque nous avons notre entretien annuel avec notre supérieur hiérarchique. Comment vous exprimer ce qu'est la "rentabilité" ? C'est comme un gros camembert : il est scindé en vert et rouge. S'il est plus rouge que vert, c'est que vous n'êtes pas rentable pour l'entreprise. VOUS NE DEVEZ PAS être souffrant, avoir des états d'âmes, des émotions, des resentirs par rapport à l'actualité qui vous ébranle. NON, vous devez aller de l'avant, quoiqu'il arrive et faire de sorte que le camembert soit tout vert, sans un soupçon de rouge ! Mais elle est où l'humanité dans tout cela ? Après tout, cela expliquerait bien aussi les 4,3%...

Tout ceci est probablement mathématique et les maths, cela n'a jamais été mon fort ! Ah oui, j'oubliais, dans un autre pays, le président d'une autre grande entreprise gagne 6.291 Euros par mois (sans primes parce qu'il n'y en a pas) ; il vient travailler en bus, son bureau est un open-space et il déjeûne le midi à la cantine avec ses salariés. Bon, allez j'avoue, le pays est un pays communiste ! Je vais vite m'empresser de jeter cet article que j'ai découpé dans la presse et que je ne cesse de lire et re-lire.
Vraiment, ça fait trop mal.

Posté par Lou_Andrea à 17:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 août 2009

Le monde est fou, voyez-vous.

folieAlors que tout semble  partir à volo dans notre cher pays, la  France,  (si mon grand-père était encore vivant , il dirait "pauvre France !" dans un long soupir), je me dis que pour l'heure il  vaut mieux rester chez soi, parmi les siens, que d'être confrontée à la plèbe, à la bêtise humaine qui, ces temps derniers je dois bien l'avouer, prend une  ampleur, comment dire... non, je ne saurais la quantifier.
Je faisais dernièrement mes courses dans un centre commercial à proximité de mon domicile et quelle -horrible- découverte : des femmes, tout de noir vêtues, des fantômes évoluants parmi les vivants.
Des ombres au détour des rayons qui s'affichent, Nike aux pieds tout de même, comme si le terrain qu'elles arpentent était devenur leur propriété. Oh, loin de ce débat qui fait rage, je n'ose vous parler de l'incivilité des automobilistes : les camions qui doublent, roulent à plus de 100km/h, des gentils messieurs qui vous font des jolis gestes avec leur doigt parce que vous êtes une femme et que vous ne voulez pas dépasser la vitesse affichée sur le joli panneau de limitation de vitesse. Bref, je pourrais vous en citer encore et encore. Vive les joies du jardin, des promenades le long  des canaux avec le petit Djohn (mon Russel Terrier)  et les longs moments passés avec mon mari dans notre propriété. Encore faut-il avoir le voisinage adéquat. De ce côté là non plus, nous ne sommes pas gâtés (cf. "Vilaine"). Quoique depuis que nous avons réhaussé la clôture à 2,50m, avec un brise-bise occultant à 100%, "Soeur Sourire" peut bien chanter ses cantiques cathos, au moins je ne la vois plus ! D'ailleurs, elle vient d'acheter un bénitier géant (sorte de pataugeoire) afin que ses oisillons y fassent trempette. Bonne mère !
Une violence, latente, semble flotter dans l'air. A un tel point que je n'ose même plus allumer la télé pour les infos du 20h00. Une usine ferme ici, 3000 personnes licenciées ; les traders qui se remplissent le poches pendant que d'autres ont tout perdu. Le monde est fou, je vous le dis. Et les avions... ah, venons-en aux avions. 2009, grand cru pour les catastrophes aériennes, non ? Quand elles ne disparaissent pas, Alitalia par exemple, ce sont les avions qui se perdent ; d'autres se crashent, d'autres prennent feu à l'allumage des réacteurs. Ce qui me fait le plus bondir, c'est la réaction des passagers qui ont été évincés de l'avion de Vueling en moins de 90 secondes et qui se plaignent -pauvres petits- d'avoir été jetés par dessus bord par le personnel de cabine. Mais que doit faire le personnel de bord dans de tels cas. Rappelons que la mission première du personnel de bord est la sécurité et la sûreté : "Vous voudrez bien emprunter ce toboggan cher passager, afin que je sauve votre vie"... Pauvre actualité.

MAIS, tout de même, parmi ce marasme qui semble nous accabler, quelques nouvelles magnifiques et heureuses : mon mariage, le 04 juillet dernier, avec l'homme de ma vie (cela fera l'objet d'un prochain article de ma part) et notre Varoussia (l'épouse de Vicomte, notre chat Norvégien) qui nous a fait deux petites fifilles, Daisy et Tabata qui gambadent et semblent ignorer tout ce qui se passent à l'extérieur. Les bienheureuses !

Dernièrement, je me rendais dans mon restaurant d'entreprise avant de m'envoler pour... quelque destinations exotique. Une femme, atablée avec ses deux enfants, s'adresse à l'un d'eux en ces termes : "tu vois la dame, et bien avant, c'était un homme". Le gamin qui pouffe de rire et elle, fière, pauvre femme, d'avoir montré "la chose" à son cadet. Je me suis dirigée vers elle, prête à lui cracher un discours venimeux dont moi seule semble avoir le secret et là, le blanc, je n'ai pu que fondre en larmes et m'éloigner de cette harpie. Peu de temps auparavant, ma hiérarchie à laquelle je demandais un aménagement de planning pour mon mariage, s'adresse à moi au masculin : "et il les veut quand ses vacances"... en toute impunité puisqu'à ce jour, n'ayant obtenu gain de cause auprès de la "hiérarchie de la hiérarchie", les courriers se croisent, entre deux appels à mon avocate sans que personne ne soit ennuyé de cet écart de langage et de cette confusion des genres... Oh, j'oubliais cette passagère, voyageant en classe économique et qui n'a pas supporté que je lui colle le rideau de séparation économy/business qui m'interpelle en me disant : "on parque les pestiférés". Et moi, de lui exprimer, dans mon bel uniforme CriCri Lacross et mon rouge à lèvre Chanel que, comme dans le TGV, il y a des classes la première et la seconde etc... "Autre chose, Madame" ? et elle de me répondre : "oui, votre gueule ne me revient pas".

Je vous le dis, le monde est fou. Je terminerai mes écrits par quelques paroles chantées par Tina Arena, qui fait partie de l'une de mes interprètes préférées : "7 vies". Parfois, une mélodie peut couper court à de longs discours...   



"7 vies"
Interprète : Tina Arena

"Comme les chats de gouttière
Dont personne ne veut
Et qui goûtent aux enfers
Des ciels trop silencieux

Lorsqu'ils tombent des toits
C'est pour se relever
Nous, on pourrait tomber
D'encore plus haut

On a 7 vies
Dans la peau, sous nôtre âme
On a 7 vies
Quand on est une femme
Du désert de Gobi
Aux foulards de l'Islam

On a 7 vies
Pour résister aux flammes
Comme les terres brûlées
Dont il ne reste rien
Et qui partent en fumée

Du jour au lendemain
Quand elles acceptent le feu
C'est pour mieux revenir
Et n'en déplaise à Dieu
Je sais que sans mentir

On a 7 vies
Dans la peau, sous nôtre âme
On a 7 vies
Quand on est une femme
Du désert de Gobi
Aux foulards de l'Islam

On a 7 vies
Pour résister aux flammes
On a 7 vies
Dans la peau sous notre âme
On a 7 vies quand on est une femme

De la terre d'Arménie
Aux rizières du Vietnam
On a 7 vies
Pour mieux sécher nos larmes
On a 7 vies . . . "

Posté par Lou_Andrea à 09:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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