20 avril 2009
Sénégal, les homosexuels traqués.
"j’ai été violé en prison, c’était horrible"
Un homosexuel en prison est dans un sérieux pétrin. Il est opprimé, brimé parfois même violé. En atteste le témoignage d’un gay qui a eu à faire trois mois en prison pour acte de «contre nature». Avec le sobriquet d’Omar, il a accepté de se prêter aux questions de nos confrères de Canal plus dans le cadre d’un documentaire diffusé dans l’émission «l’effet papillon».
Un homosexuel en prison est dans un sérieux pétrin. Il est opprimé, brimé parfois même violé. En atteste le témoignage d’un gay qui a eu à faire trois mois en prison pour acte de «contre nature». Avec le sobriquet d’Omar, il a accepté de se prêter aux questions de nos confrères de Canal plus dans le cadre d’un documentaire diffusé dans l’émission «l’effet papillon».
Les homosexuels sont dans de sales draps au Sénégal. Le pays de la
Téranga dont sa population est 95% musulmane ne tolère pas les actes de
contre nature et les déviations sexuelles. Les gays qui ignorent cela
l’ont appris à leurs dépens. Ceux qui ne se cachent pas et qui exhibent
leur homosexualité publiquement sont pourchassés, lynchés, brimés et
marginalisés. Même si cette tendance est en perte de vitesse par
rapport à jadis, elle est encore en vigueur dans certains quartiers et
localités du pays. Le documentaire réalisé par Canal plus l’a prouvé.
En effet, dans ce reportage un
homosexuel qui se fait appeler Omar a témoigné : «c’est dangereux (de
circuler dans la rue) parce que je suis tout le temps entouré par des
personnes qui me détestent ou qui détestent mon orientation sexuelle.
Quand je marche dans la rue, je fais très attention. Je zieute partout
pour voir s’il n’y a pas des gens autour de moi qui me connaissent».
Le jeune homme de teint noir et svelte
de raconter son calvaire en prison. Il a été embastillé pour une peine
de trois mois ferme. Omar était enfermé dans une cellule en compagnie
d’une centaine de détenus. «Si tu te laisses sauter, le matin la
personne qui t’a sauté te laisse prendre ta douche. Ils font ça sans
capote», a-t-il confessé. A l’interpellation du journaliste, il va plus
loin : «j’ai été violé en prison c’était horrible. C’était la première
fois que j’avais vécu une telle chose dans ma vie. Je ne l’oublierai
jamais». Omar de rapporter : «ils disent que l’homosexualité est très
grave et qu’on doit tuer les personnes qui ont un penchant homosexuel».
Ces témoignages de Omar sont corroborés
par les propos de Me Issa Diop, militant des droits de l’un des avocats
des neuf homosexuels qui ont écopé une peine de huit ans de prison
ferme le mardi 6 janvier dernier au tribunal régional de Dakar.
L’auxiliaire de justice de relater ce qu’endurent ses clients gays.
«Ils ont eu des difficultés à l’intérieur (de la prison) notamment avec
les codétenus qui n’hésitent pas à les insulter, à les isoler, et à les
traiter de n’importe quoi. Nous ne pouvons pas nous permettre de créer
des minorités qui peuvent demain être persécutées et même être envoyées
à la potence par la vindicte populaire».
Pour rappel la peine de huit ans
infligée à ces neuf homosexuels arrêtés en décembre à Mbao (banlieue de
Dakar) pour "acte impudique et contre-nature et association de
malfaiteurs" a soulevé l’ire de la communauté internationale, notamment
de la France.
En Conseil des ministres, le président
de la République française, Nicolas Sarkozy avait fait part de sa "vive
émotion, sa préoccupation". Alors que la ministre de la Santé s'était
dite "carrément indignée". Roselyne Bachelot avait demandé à son
confrère des Affaires étrangères, Bernard Kouchner d'intervenir auprès
des autorités sénégalaises pour "obtenir la libération des neuf
homosexuels emprisonnés au Sénégal".
(* Source C+).
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Je suis consternée ! Que de souvenir à Dakar lorsque j'éffectuais les vols sur l'Afrique et le Moyen-Orient. Au fil des années, des agressions, j'ai changé de secteur de vol. Adieu la Pointe des Almadies, les soles meunières chez "la bretonne", les karaokés jusqu'au milieu de la nuit et les bains de minuit à l'hôtel. J'ai vu monter l'intégrisme,je ne me suis plus sentie la bienvenue dans cette escale. Obligée de me retrancher dans ma chambre d'hôtel, de bloquer les portes avec les moyens du bord (une chaise) et espérer que le garçons d'étage n'arrive jusqu'à la salle-de-bains sous des prétextes fallatieux pour me voire nue et me proposer des extras, moyennant finance évidemment. Sans compter "les cousines" dans le lobby qui tentait leur chance en frappant à la porte : "c'est l'amour qui frappe à ta porte". Un amour tarifé et dangereux puisque 90% d'entre elles étaient séropositives et n'utilisaient pas de moyen de protection. Combien de fois ai-je glissé des préservatif dans les poches de mes collègues masculins friands d'une peu d'exotisme. Au moins, j'avais l'esprit en paix. Je me souvient d'un collègue arguant du fait que le sida c'était "une affaire de pédé". Quelque divité qu'elle fût devait être avec lui ce jour là puisque je l'ai rencontré dernièrement -apparemment- en pleine santé !
Je suis consternée par ce que j'ai vu aux informations internationales. L'Immam s'exprime à la mosquée : si le jeune homosexuel est "pris jeune", il subira 500 coups de fouets ; par contre, s'il est plus âgés, il sera emprisonné et risque la peine de mort. Nous sommes en 2009. Et si encore cela était le -triste- sort des homosexuels, qu'en est-il du droit des femmes dans ce pays ? Que dit le Coran ? Serait-il arrangé à la "sauce Immam" ? Parce qu'après tout, il faut bien une tête de turc pour "faire passer" toutes les misères du monde !
J'ai aimé le Sénégal, le Maroc, la Tunisie. J'ai fait l'expérience d'un vol sur la Médina : never ever ! Et c'est grand dommage, car le maghreb est un pays magnifique, au même que l'Afrique de l'Ouest, mais je condamne fermement ce qui s'y passe actuellement. Je souhaite de tout coeur que les gouvenement fassent pressions afin que ces 9 malheureux soient relaxés et puissent vivre la vie qu'ils ont choisie.
J'imagine le sort des transsexuelles dans ce pays qui doivent faire la joie de prisonniers "normaux" dans les geôles de ces pays touchés de plein fouet par un fanatisme aveugle et le taux de sida que l'on connaît sur le continent Africain : merci Benoît !
Y'a t'il un bar gay à Dakar, Marrakech ou Tunis ? Je n'en sais rien mais quoiqu'il en soit, si vous avez choisi de passer vos vacances dans l'un de ces pays, je vous conseille la prudence. Marrakech est connue pour son tourisme sexuel au masculin, alors, de grâce, protégez-vous et jouez la discrètion même si la marrakchis sont à se damner (pour les messieurs qui apprècient la compagnie d'autres messieurs).
Messieurs les politiques, les ministres, les ambassadeurs, consuls et autres grosses légumes, mobilisez vous et sortez de ce pétrin ces 9 pauvres hommes dont la seule faute est d'aimer une personne du même sexe...
Commentaires
Quel plaisir d'avoir de vos nouvelles même si c'est malheureusement pour de bien mauvaises nouvelles...
Restez la femme que êtes, intègre et forte, vous avez toute mon admiration !
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