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Je peste parfois sur ma vie. Je peste parfois parce que les choses ne sont pas comme j'aurais aimé qu'elle soient. Je peste parfois parce que j'ai manqué de répondant lorsque je suis confrontée à une situation à laquelle je n'ai pas pu faire face. Je peste parfois contre ceux qui sont passés dans ma vie et qui m'ont laissée là, sur le bord du trottoir. Je peste parfois parce que mon métier que j'aimais tant est devenu anxiogène et que je compte les années avant un -éventuel- départ à la retraite. Je peste parfois contre les instances de notre pays qui, selon moi, ne sont pas à la hauteur de mes attentes. Je peste parfois, oui, je peste !

 

Cependant, depuis quelques jours, je jubile. Parce que la vie, quoi qu'on en dise ou que l'on puisse en penser, est juste. Ceux qui font le mal récoltent le mal ; ceux qui font le bien récoltent le bien. A bientôt 53 ans, je me rends compte que tous ceux qui ont contribué à pourrir un peu plus ma vie (non, je suis juste, j'ai eu une vie somme toute assez pourrie) se voient rendre au centuple ce qu'ils m'ont fait subir. On ne peut pas se réjouir du mal des autres, mais là, je   J U B I L E  !

Si vous êtes un lecteur assidu de mes petites chroniques -et je sais que certains d'entre vous sont des personnes qui m'ont été proches- vous aurez suivi, au cours de ces années d'écritures, mes aventures "tragi-comiques" comme le dirait la directrice littéraire de mon éditeur, plutôt "tragiques" que "comiques" bien souvent. Au hasard d'une rencontre -le monde est tellement petit- j'apprends que Madame B. première femme de mon ex-époux est dans la tourmente. Souvenez vous : les tribunaux, les lettres diffamatoires, les scandales devant notre propriété Seine-et-Marnaise, les petites phrases assassines et j'en passe... le peu de temps qu'aura duré mon mariage, j'ai plus combattu la première femme de mon ex-mari que mon époux lui-même qui, vers la fin, à fait de moi une "femme battue". Ah, tu as voulu être une femme ma belle, tu l'auras été jusqu'au bout. Les coups, l'Unité Médico-judiciaire, la Police, l'Ordonnance de Protection Judiciaire et ces 5 années passées dans un appart'hôtel... il faut que j'écrive un troisième livre me dit une amie proche. Pour dire quoi ? cela n'aurait aucun intérêt d'autant que mon auto-biographie est qualifiée de "littérature de gare"... Malgré l'épreuve, j'en suis resortie plus forte encore. D'autant que Madame B. n'étant pas épargnée, mes ex-beau-parents ne le sont pas non plus. Et mon ex-belle soeur, suicidaire, encore de ce monde ? Et "Tata Fanfan" accompagne t'elle son mari lorsqu'il va se faire "gâter" dans des petites camionnettes par des dames peu regardantes sur son physique d'Apollon ? Jubilatoire.

C'est une farce, je vous le dis. Et je ris, mais je ris ! Dernièrement, j'ai eu envie d'écrire quelques lignes à mon ex-époux au vu de ce que je venais d'apprendre. Mais tout cela appartient au passé et doit y rester. Al'aube de mes 53 ans, je suis une quinquagénaire épanouie et apaisée. Je sais que ma vie me surprendra encore, dans le bon et le mauvais, mais je suis sereine parce que j'ai maintenant la certitude que tous ceux qui m'ont fait ou me feront du mal le paieront un jour d'une manière ou d'une autre. La vie est ainsi faite. Certains ne prendront jamais conscience de sa richesse, de sa diversité. D'autres prendront conscience de la difficulté même d'assumer une vie toute entière. J'ai tendance à dire que ceux qui n'ont rien vécu de "tragique" dans leur vie ne sont pas à même de comprendre la détresse de certains. Un proche me disait dernièrement que j'avais tant donné dans ma vie, que j'en avais oublié de penser à ma propre personne. Et ce n'est pas faux. Combien de temps me reste t'il à vivre ? Je pense qu'il serait temps que je pense à moi (néanmoins je ne peux m'empêcher de penser aux autres, à toutes ces personnes qui me font part de leur détresse et pour lesquelles je suis un "modèle" de réussite... quant à savoir si j'ai réellement "réussi" ma vie ?).

Je n'ai plus jamais eu de nouvelles de mes beau-fils depuis 2012. Après que mon ex-mari m'aie mise à la porte de mon propre domicile et que toute ma "belle" famille se soit liguée contre moi et se soit appliquée à faire de moi une "paria". Aussi, s'ils me lisent (et je suis certaine que l'un d'entre eux le fera), je dirai ceci : la porte est fermée, j'ai oublié, mais je ne pardonne pas. Vous êtes dans un tel marasme, que s'en est jouissif ! Oui, le malheur des uns, fait le bonheur des autres. Le mien de surcroît. Et c''est un juste retour des choses.

De mon côté, je continue à m'envoyer en l'air dans mon Airbus, à traverser la vie, avec enchantement et légèreté. Pauvres de vous.      Je me souviens qu'un jour, i!l y a bien longtemps, sur le livre d'or d'une église, j'ai inscrit ces quelques mots : "E che la vità continuï". Aujourd'hui, plus que jamais, ces mots prennent tout leur sens.

Amen.